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La grande caractéristique du système socio-sanitaire québécois est d'être sous contrôle public. L'État définit le panier de services, en finance la production et le fonctionnement et fixe les conditions d'accessibilité sur une base équitable. Les prestataires de services peuvent être publiques ou privés mais l'unique payeur pour
ces services est l'État.
Les récents problèmes dans les urgences et les longues listes d'attente pour les chirurgies ont exercé une pression pour permettre l'émergence d'un secteur privé plus fort au Québec.
Le privé occupe déjà environ 30 % du secteur de la santé au Québec (un des plus hauts pourcentages au Canada). Aucune étude n'a encore permis de prouver qu'une privatisation plus poussée du secteur de la santé sera la solution à nos problèmes. Au contraire, des exemples venant des pays avec un secteur privé très fort tels que les États-Unis ou la Suisse nous démontrent que le système avec un payeur unique (l'État) comme celui du Québec permet de mieux contrôler les hausses annuelles des coûts globaux de la santé. |