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Québec, le 24 octobre
2007 - À la suite de la recommandation du ministre du Travail,
M. David Whissell, le gouvernement du Québec a adopté des
modifications au Règlement sur l'assistance médicale. «J'annonce
que le nouveau Règlement sur l'assistance médicale entrera en
vigueur le 22 novembre prochain, pour le plus grand bénéfice des
travailleuses et travailleurs accidentés», a affirmé le
ministre. Ce règlement a essentiellement pour objectif de leur
permettre de réintégrer le plus rapidement possible leur emploi.
Rappelons que ce règlement ne vise pas à limiter le nombre de
traitements, mais prévoit plutôt une étape de réexamen de l'état
de santé du travailleur par son médecin traitant, après 8
semaines ou 30 traitements. Ce dernier évaluera la nécessité de
poursuivre les traitements en physiothérapie ou en ergothérapie
et pourra, au besoin, orienter le travailleur vers d'autres
types de soins mieux adaptés à sa condition. Notons que plus de
la moitié des travailleurs accidentés ne sont pas visés par
cette disposition, parce que leur condition requiert moins de 30
traitements. Par ailleurs, une hausse de 3 $ (32 $ à 35 $)
par séance sera versée aux physiothérapeutes et aux
ergothérapeutes, ce qui représente un gain de 10 % et leur
assure la parité avec le secteur public. Il s'agit de la
première hausse depuis 1994. «J'insiste sur le fait que ce
règlement a été adopté à l'unanimité par le conseil
d'administration paritaire de la CSST, composé notamment des
principales centrales syndicales, qui représentent à elles
seules près d'un million de travailleurs», a ajouté le ministre
du Travail. De plus, les associations et fédérations médicales,
ainsi que l'Association québécoise des ergothérapeutes en
pratique privée, se sont toutes prononcées en faveur de ce
règlement. Quant aux
moyens de pression exercés par la FPPPQ, le ministre du Travail
a obtenu l'assurance de la CSST que tous les moyens sont pris
pour que les travailleuses et travailleurs accidentés puissent
recevoir les traitements dont ils ont besoin. Plusieurs mesures
ont été mises de l'avant par la CSST, dont une importante
campagne d'information, afin de rassurer les personnes touchées
par ces moyens de pression. Entre autres, la CSST a mis à la
disposition des accidentés du travail, qui se verraient refuser
un traitement, une ligne téléphonique sans frais afin de les
diriger vers d'autres cliniques pour recevoir les soins requis.
La Fédération des
physiothérapeutes en pratique privée du Québec représente le
tiers des cliniques privées du Québec et traite quelque 46 % des
travailleurs accidentés qui reçoivent des traitements de
physiothérapie. «Je souhaite que le dialogue reprenne rapidement
entre la Fédération des physiothérapeutes en pratique privée du
Québec et la CSST. Notre objectif commun doit être le bien-être
des travailleuses et travailleurs», a conclu M. Whissell. |