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L'entente de mobilité des médecins Québec-Ontario - Une bonne et une mauvaise nouvelle

Montréal, le 2 avril 2009 - La Fédération des médecins résidents  du Québec (FMRQ) accueille favorablement l'entente intervenue entre le Collège des médecins du Québec (CMQ) et le Collège des médecins et chirurgiens de l'Ontario (CPSO), laquelle vise à faciliter l'obtention d'un permis d'exercice régulier dans l'une ou l'autre des provinces selon le mode "permis sur permis". "Tous les médecins formés au Canada doivent réussir le même examen à l'échelle nationale pour obtenir leur permis d'exercice, a souligné le Dr Jonathan Spicer, président de l'Association des résidents de McGill et vice- résident de la FMRQ. Il est donc tout à fait normal et logique que les mêmes compétences soient reconnues d'une province à l'autre". Cette entente est la première manifestation concrète dans le dossier de la mobilité de la main-d'oeuvre médicale au Québec. L'entente signée entre le Collège des médecins du Québec et l'Ordre national des médecins de la France devrait d'ailleurs connaître une issue similaire à la fin juin 2009.

Une plus grande ouverture, dans les deux sens

Cette nouvelle entente va ouvrir de nouveaux horizons pour plusieurs et permettra au Québec de bénéficier d'un appui accru de la part des médecins de l'Ontario. Par ailleurs, la relève médicale voit dans cette mesure une façon d'abaisser les barrières interprovinciales, ce qui entraînera une élimination des obstacles qui retenaient encore les jeunes médecins au Québec.

Alors que le gouvernement du Québec vient de déclarer un moratoire sur les plans régionaux d'effectifs médicaux (PREM) en spécialité pour cette année et l'an prochain, les médecins finissants ont de moins en moins d'autonomie et de latitude quant au choix de leur lieu et de leur type de pratique au Québec. Certains d'entre eux pourraient préférer s'établir en Ontario où ils sentiront qu'ils bénéficient d'une plus grande autonomie professionnelle, de  meilleures conditions de travail et d'une plus grande reconnaissance de leur contribution au système de santé.

Dans un contexte de pénurie de médecins dans toutes les spécialités et toutes les régions du Québec, nous sommes en droit de nous demander comment le gouvernement a pu décider de décréter un moratoire sur les postes disponibles en spécialité. La répartition des effectifs médicaux sur le territoire québécois fait l'objet de discussions et de décisions, parfois étonnantes, depuis le resserrement des PREM il y a une dizaine d'années. Avec toutes les mesures qui se succèdent et se superposent, il ne faut pas s'étonner de voir notre relève médicale irritée, voire exaspérée, et avec raison.

Les jeunes médecins souscrivent sans hésitation à la nécessité de combler les besoins de tous les Québécois, quelle que soit la région. Mais quand on fait fi des besoins exprimés par la population et de l'importance de la contribution des jeunes médecins au profit d'une répartition mathématique, il y a lieu de s'inquiéter. Les jeunes médecins n'ont pas à porter le fardeau de la mauvaise planification du gouvernement en matière d'effectifs médicaux.

Les médecins résidents voient l'entente signée aujourd'hui par les deux collèges de médecins du Québec et de l'Ontario avec un certain optimisme pour le futur. Dans cette perspective, ils espèrent grandement que le ministère s'inspirera des mesures d'ouverture et des initiatives déployées par l'Ontario et délaissera les mesures coercitives et l'attitude négative qui le caractérise.

La Fédération des médecins résidents du Québec

La Fédération des médecins résidents du Québec regroupe les quatre +associations de médecins résidents des facultés de médecine de Montréal, McGill, Sherbrooke et Laval à Québec. Elle compte 2 700 membres, dont 40 % se destinent à une pratique en médecine familiale. Les autres poursuivent une formation dans l'une des 35 spécialités reconnues au Québec. De ce nombre, 40 % sont des hommes et 60 %, des femmes. La durée de la formation postdoctorale en médecine familiale est de deux ans, celle des médecins spécialistes varie de cinq à sept ans, selon la spécialité choisie.

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Source : Fédération des médecins résidents du Québec